750 grammes
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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 20:34

Il y a bien longtemps que je ne vous ai pas proposé une recette simple et naturelle.

 

En attendant les festivités de Noël et du jour de l'an, profitons de la saison des pommes et de la douceur du miel.

 

Trop simple me direz-vous, alors je vous invite à réaliser cette petite compote, qui, avec ses différents ingrédients (que l'on retrouve dans le vin chaud) vous permettra peut-être de la proposer les lendemains de fêtes quand les bûches auront sérieusement attaqué les foies de vos convives !

 

 

LA COMPOTE D'YSEULT

 

Pour une dizaine de personnes :

 miel-oranger.JPG

4 pommes Granny Smith

4 pommes Melrose

4 pommes Reinette

Mélange de fruits secs (pruneaux, raisins, figues, abricots...) environ 500g

500 g de miel liquide,

Vin rouge corsé

3 cuillères à café de cannelle en poudre,

1 cuillère à café de muscade rapée

2 cuillères à café de gingembre en poudre

3 clous de girofle

1 tour de moulin à poivre

 

La compote se conserve très longtemps, il est donc préférable d'en préparer une grande quantité et de la conserver au réfrigérateur.

 

Epluchez et épépinez les pommes, puis coupez-les en quartiers.

Ajoutez les fruits secs, le miel et les épices.

Couvrez de bon vin rouge, et amenez à ébullition.

Réduisez le feu et laissez cuire doucement 30 mn

Servez glacé dans une grande coupe de verre, saupoudré de grains de sésame doré.

 

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 14:45

Fête de St NICOLAS le 6 décembre

 

Aujourd'hui encore, en Alsace-Lorraine, la fête des enfants du 6 décembre, la Saint-Nicolas, a plus d'importance pour eux que la fête de Noël.

 

Dès le Moyen Âge, saint Nicolas fut le patron et protecteur des petits enfants et des écoliers. Sa popularité en fit le patron de très nombreuses confréries de métiers et de catégories sociales.

Parmi celles-ci, citons en vrac les avocats, marins, commerçants, charcutiers, boulangers, pharmaciens, pontonniers, prêteurs sur gages, parfumeurs, les jeunes filles en âge de se marier, les prisonniers, les voleurs, les voyageurs pèlerins. On en oublie probablement !

 Il est le saint patron de la Lorraine, de la Russie et de la Grèce (par les temps qui courent...les grecs en ont besoin !)

 

Saint Nicolas est né vers 270 à Patare, en Lycie (Turquie actuelle). Saint-Nicolas-1.jpg

La légende rapporte qu'à peine sut-il manger, qu'il sut jeûner, et l'on rapporte même que, le vendredi et le samedi, il ne prenait qu'une fois le sein de sa nourrice.(?)

 

Il avait un oncle évêque, qui, voyant avec admiration les vertus de Nicolas, l'ordonna prêtre dès qu'il eut l'âge requis et fit de lui cette prédiction :

"Il sera la consolation des affligés, le sauveur des âmes en péril, le bon pasteur qui rassemble ses brebis égarées au bercail de Jésus-Christ."

 

Au retour de saint Nicolas d'un pèlerinage en Egypte en en Palestine, son oncle, l'évêque de Myre, mourut.

 

Une petite voix recommanda aux évêques assemblés pour désigner son successeur d'élire celui qui entrerait le premier à l'église et se nommerait Nicolas. Il devint ainsi évêque de Myre et s'appliqua à devenir le modèle de son troupeau.

 

Il fut reconnu pour sa grande générosité et notamment célébré pur tous les miracles qui lui sont attribués en faveur des enfants et qui ont donné naissance à plusieurs légendes, pour la première fois recueillies et écrites en Grèce par Métaphrastes au Xème siècle.

 

Nicolas, sous la persécution de Dioclétien, fut jeté dans un cachot et mis à la torture; mais on n'osa pas le faire mourir, par peur de la vengeance de son peuple.

 

Victime des persécutions de l'empire romain contre les chrétiens, il serait décédé apparemment le 6 décembre, mais l'année est très imprécise selon les historiens (329, 310 ou 345 ?.)

Il est aussi connu sous les noms de Nicolas de MYRE et Nicolas de Bari où il aurait séjourné.

 

Son culte gagna l'occident au XIème et XIIème siècle, lorsque la Turquie subit les invasions musulmanes et que ses reliques furent transférées à Bary (Italie).

 

Nicolas nous montre que la puissance divine s'exprime par la bonté.

 

De nombreuses églises et cathédrales lui sont consacrées.

 

Quand au XVème siècle, René II, duc de Lorraine, remporta la bataille de Nancy contre Charles le Téméraire, sa première pensée fut pour saint Nicolas, auquel il attribuait sa victoire. Le patronage du saint fut confirmé par le pape Innocent X.

Ce culte s'est alors étendu le long de la Moselle, de la Meurthe et de toute la vallée du Rhin.

 

Après la réforme protestante survenue au XVIème siècle, la fête de saint Nicolas fut abolie dans certains pays européens mais demeurée vivace dans l'Est de la France et l'Allemagne, entre autres.

 

Extrait du très beau livre de Jean-Robert Maréchal "Les Saints Patrons protecteurs" paru chez "cheminements"

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 17:18

Avant c'est l'Avent

 

Oui il faut attendre...Père Noël ou Jésus, l'attente est la même.

 

L'ambiance pour ce jour est la même : les odeurs d'enfance, les préparatifs, la magie des décorations.

Bref ! Tout est fait pour ce jour du 25 décembre soit attendu comme un jour de joie.

 

L'Avent est, dans les églises chrétiennes d'Occident, la période consacrée à la préparation de Noël.

Il commence quatre dimanches avant la fête.bougie-de-l-avent---Copie.JPG

 

Le mot vient du latin "adventus", "arrivée (de Jésus)", dans le sens d'un nouvel "avènement", pareil à celui des anciens empereurs de Rome, car il semble qu'une forme primitive d'avent se retrouve dès la fin du IVème siècle, notamment en Gaule occupée par les Romains.

 

L'Avent paraît avoir gagné ensuite Rome au VIème siècle, avant de s'imposer dans l'année liturgique, dont il marque le début.

 

Cette longue évocation de l'attente du Messie (Jésus-Christ), dont la solennité augmente à mesure que Noël approche, célèbre non seulement l'annonce de sa naissance par le prophète Isaïe (7,14), mais Jean qui baptisa Jésus, Marie qui l'enfanta, jusqu'à la perspective du retour (parousie) de Jésus et l'instauration du royaume de Dieu, où règneront la paix et la justice.

Les églises chrétiennes d'Orient ne respectent pas d'avent, mais accordent aux dimanches avant Noël une même valeur évocatrice.

 

( Extrait de L'ABC des religions de Pierre Charvot ed. Marabout)

 

La couleur liturgique de cette période est en général le violet. Certains épiscopaliens et luthériens utilisent du bleu, et certains byzantins utilisent du rouge ou du blanc.

 

Chez les orientaux et les Mozarabes, comme dans le temps chez les Celtes, Espagnols et Gaulois, le temps de l'Avent dure 6 semaines, en commençant soit le 11, soit le 15 novembre.

 

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 09:00

Demain 22 novembre nous fêterons la ste Cécile ou Sainte Aziliz dans le calendrier breton des saints.

 

Jusqu'au moyen âge, le patron des musiciens était le pape saint Grégory. Quand l'académie de musique de Rome fut crée en 1584, elle fut placée sous la protection de sainte Cécile. Ainsi s'établit sa vénération devenue universelle, comme patronne des musiciens.

 

 

Pas de raison particulière pour que ste Cécile soit le patronne de  la musique, des musiciens, des chanteurs et, par extension, des luthiers, des organistes et des poètes !

 

(Extrait du livre "Les Saints patrons protecteurs" de Jean-Robert Maréchal aux Edts cheminements)

 

Il semblerait qu'il existe 2 saintes Cécile : celle de l'histoire et celle de la légende.

 

La Cécile historique est une dame romaine qui fit don d'une maison et d'un terrain aux chrétiens des premiers siècles. statue de ste Cecile

La maison devint une église qu'on appela plus tard Sainte-Cécile au Transtévère ; le terrain devint le cimetière Saint-Calixte où la donatrice fut enterrée près de la crypte funéraire des papes.

Elle y reposa sans faire parler d'elle, jusqu'au VIème siècle, où les pèlerins commencèrent à demander qui était cette Caecilia (non, pas la même !) dont la tombe et l'inscription se trouvaient en si honorable compagnie.

 

Ce fut pour satisfaire leur curiosité qu'une Passion fut alors écrite et publiée, qui créa la Cécile légendaire qui fut mise au rang des martyres les plus illustres.

 

Alors que la vraie Cécile pouvait fort bien être une honnête matrone, mère de famille nombreuse, morte de vieillesse dans son lit.

 

Etait-elle musicienne ?

Les plus anciennes images de Cécile sans instruments de musique ont été trouvées au VIème siècle sur des fresques romaines dans les catacombes de St Callixte.

 

De nombreux compositeurs du XVIème au XVIIIème siècle ont composé des motets (composition musicale apparue au XIIIème siècle, à une ou plusieurs voix, avec ou sans accompagnement musical, courte et écrite à partir d'un texte religieux ou profane) pour l'office de sa fête ou des oeuvres plus développpées :

 

Henri Purcell ode à Ste Cécile

Charles Gounod

Franz Liszt connu pour son engagement religieux

Benjamin Britten

 

En littérature, Geoffroy Chaucer reprend l'histoire de Cécile dans les " Contes de Canterbury"

 

Ce jour dédié à la musique mérite d'être fêté.

 

Imaginons un monde sans musique ? Une jeunesse sans musique ?

 

La musique peut être perçue comme pêcheresse dans certains pays mais elle est surtout, de tout temps, accompagnatrice de l'image de Dieu.

Scander des paroles religieuses, quel que soit le pays, vous vous apercevez que le rythme existe et qu'une "musique" involontaire s'échappe du coeur de l'homme.

 

N'interdisez jamais la musique !

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 16:25

Recette monastique

 

On démarre Novembre avec la fête de tous les saints pour, ensuite, honorer nos défunts.

 

Et, comme ces jours, s'ils sont un peu tristes n'en sont pas moins festifs puisque la famille se réunie, je vous propose pour réchauffer le coeur de tout votre petit monde, un potage à la citrouille et...une tarte à la citrouille St Placide.

 

Ces 2 recettes sont de frère Victor-Antoine d'Avila Latourrette.

 

 Livre en vente sur le site http://jardins-monasteres.com ou sur www.amazon.fr (livres neufs) 

 

 

POTAGE AU POTIRON OU SOUPE A LA CITROUILLE

 

Pour 6 à 8 personnes Livre-soupes-frere-Victor-Antoine-d-Avila-Latourrette---Cop.JPG

 

 

1,5 l d'eau (ou plus si nécessaire)

600 g de citrouille pelé et coupé en cubes

2 pommes de terre, pelées et coupées en dés

2 carottes coupées en tranches fines

2 oignons coupés en tranches fines

2 gousses d'ail hachées

1 pincée d'estragon

Sel et poivre (au goût)

1 l de lait

8 cl d'huile végétale

30 g de persil haché finement

 

Verser l'eau dans une grande marmite.

Ajouter le potiron (ou citrouille), les pommes de terre et les carottes, puis porter à ébullition.

 

Ajouter les oignons, l'ail, l'estragon, le sel et le poivre, puis laisser bouillir pendant 20 mn. Baisser le feu et laisser mijoter pendant 20 mn de plus.

 

Homogénéiser au mélangeur électrique et remettre la soupe dans la marmite. Ajouter le lait et l'huile, bien remuer et amener de nouveau la soupe à ébullition à feu doux.

 

Laisser mijoter pendant 10 mn et servir immédiatement dans des bols à soupe (ou assiette creuse) réchauffés en garnissant chaque portion avec une pincée de persil haché.

 

 

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 14:38

L'exposition sur le Titanic porte de Versailles, si elle était pauvre en produits dérivés (voir article précédent), reste riche d'informations.

  

En ce qui me concerne, c'est la table et son univers qui a retenu toute mon attention.

Je vous livre quelques extraits du livre de Xavier Manente chez Alma éditeur "La Table du Titanic"

 

Ecoutez
 
Pour informer l'ensemble des passagers qu'ils pouvaient se rendre dans leurs salles à manger respectives, le clairon du navire, monsieur Fletcher, passait de pont en pont en jouant l'air traditionnel de la White Star Line : " The Roast Beef of Old England" (Le rôti de boeuf de la Vieille Angleterre).
 

Je rends ainsi hommage au personnel, pour la plupart décédé sur le bateau car logé en 3ème classe.

Tous franco-italiens, entre 62 à 72 personnes (pas de chiffre exact, un comble quand on connait le nombre exact de produits embarqués)

  tasse-verte-marron-titanic.jpg

Il y avait donc la salle à manger de la 1ère classe, elle peut accueillir 550 passagers. Boiseries, ventilateurs, vaisselle blanche avec, en son centre l'emblème de la White Star Line et dont le contour est une large bande festonnee de couleurs verte et brune représentant des vrilles et des grappes de raisin.

  tasse-bleue-Titanic.jpg

Celle de la 2ème classe digne des1ère classe des autres paquebots, possède de grandes tables disposées en longueur. La vaisselle est blanche avec au centre l'emblème de la White Star Line cerné de branches de fleurs bleues et d'un liseré bleu avec un motif blanc, ce qui l'apparente à de la porcelaine chinoise.

 

Et enfin celle de la 3ème classe, disposant de sa propre cuisine et coupée en 2 par une cloison étanche (sic)

Pour la 1ère fois, les passagers de 3ème classe bénéficient de menus. L'ensemble des tables est couvert, pour les 2ème et 3ème classe, de cristaux et d'argenterie, de cvaisselle-Titanic.JPGarafes et de pièces de services.Pour la 3ème classe moins luxueux mais soignés.

La vaisselle est entièrement blanche et a pour seul motif en son centre l'emblème aux ruban bleu et drapeau rouge de la White Star Line.

 

Pour les menus du 14 avril 1912, à quelques heures de la catastrophe.

 

En 1ère classe il se composait de 11 services comprenant chacun plusieurs plats entre lesquels la clientèle pouvait opérer un choix.

  1. Hors-d'oeuvre variés - Huîtres
  2. Consommé Olga - Crème d'orge
  3. Saumon poché et sa sauce mousseline - concombres
  4. Filets mignon Lili - Sauté de poulet à la lyonnaise - courgettes farcies
  5. Gigot d'agneau et sa sauce à la menthe - Caneton rôti et sa sauce aux pommes - Aloyau de boeuf rôti accompagnés de Pommes de terre château - Timbale de petits pois à la menthe - Carottes à la crème - Riz à l'eau - Pommes de terre nouvelles à l'anglaise - Pommes de terre Parmentier
  6. Punch à la romaine
  7. Pigeonneau rôti sur lit de cresson
  8. Salade froide d'asperges et sa vinaigrette
  9. Pâté de foie gras - Céleri
  10. Gâteau Waldorf - Pêches en gelée de Chartreuse - Eclairs au chocolat et à la vanille - Glace à la française
  11. Assortiments de fruits frais et fromages

Café, cigares

 

Pour les vins, au choix : bordeaux rouges, bourgognes, beaujolais, chablis, sauternes, tokay, vins du Rhin ou de Moselle, madère, muscat, porto, xérès, digestifs divers, whisky, bourbon, gin et bien sûr du Champagne.

 

Le menu de la 2ème classe est plus simple. Plus proche de dîners anglais ou américains typiques.

 

  1. Consommé au tapioca
  2. Haddock au four sauce piquante
  3. Curry de poulet et riz - Agneau de printemps sauce à la menthe
  4. Dinde rôtie sauce aux canneberges accompagnés par des Petits pois - Purée de navets - riz à l'eau - Pommes de terre rôties
  5. Plum-pudding - Gelée au vin - Sandwichs à la noix de coco - Glace américaine
  6. Assortiment de fruits secs - Fruits frais
  7. Fromage - Biscuits

Café

 

Pour les passagers de la 3ème classe, pour la 1ère fois, les passagers ne sont pas obligés d'apporter à bord leurs couverts et leur nourriture. Ils ont accès à une salle à manger dans un cadre agréable.

La 3ème classe est traitée avec respect (contrairement à ce que l'on voit dans le film de Steven Spielberg) afin d'attirer et de fidéliser les migrants qui composent une grande partie des passagers et lui apportent une grande part de sa rentabilité

 

4 repas par jour sont servis :

  1. Petit déjeuner : Porridge au lait - Harengs fumés - Pommes de terre en robe des champs - Jambon et oeufs - Pain frais et beurre - Marmelade et pain suédois - Thé ou café
  2. Déjeuner : Potage au riz - Pain frais -Biscuits - Rôti de boeuf sauce brune au jus - Maïs - Pomme de terre à l'eau - Pudding - Sauce à la cassonade - Fruits
  3. Thé : Viande froide - Fromage - Petits légumes marinés - Pain frais et beurre - Compote de figues et riz - Thé
  4. Souper : Pain de gruau - Biscuits et Fromage

 

Voilà pour cette partie restauration sur le plus grand bateau qui a fait "couler beaucoup d'encre"

Je ne mettrai pas de recettes, je vous laisse découvrir ce livre tout à fait charmant qui m'a plongé dans l'intimité des voyageurs.

 

 

 

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 15:09

Oui c'est vrai, j'ai fait comme tout le monde, j'ai attendu 3 heures pour visiter l'expo sur le 2013-09-28-13.40.50.jpgTITANIC porte de Versailles à Paris samedi après-midi, sachant que le dernier jour de visite était dimanche.

 

Bien sûr j'avais été passionnée par le film, l'amour entre Léonardo di Caprio et Kate Winslet ! Grandiose !

Mais la liaison de la 1ère classe avec la 3ème m'avait davantage intéressée, un p'tit côté lutte des classes n'était pas pour me déplaire.

 

Je vais vous répéter ce que vous avez certainement déjà lu, expo sympa, intéressante. Je ne vais donc pas m'étendre sur la qualité de cette expo. Je vais juste être un peu critique parceque je n'en ai pas lu beaucoup.

 

J'ai juste déploré que le grand escalier,si mis en avant dans le film et les récits, ne soit pas reconstitué (même à plus petite échelle)

Mais surtout, pourquoi ne pas avoir essayé de reconstituer le dôme qui éclairait cet escalier ? !

 

On ne parle que de lui dans la description du paquebot ! Même en papier, en carton, en plastique...mais au moins nous permettre de nous rendre compte de la taille réelle du "machin"

 

Seule, une photo en noir et blanc (devant laquelle tout le monde se fait photographier) nous rappelle le point central du paquebot.

 

Non, pas de photos, ni devant ,ni sur la proue pour se la jouer di Caprio et Winslet, je me serais sentie ridicule.

Les 2 bras à l'horizontal dans le vide devant des dizaines de personnes inconnues avec un fond vert style météo. Non, non...je reste avec mes rêves !

 

J'ai quand même touché le faux glacier pour me rendre compte que, dans l'eau, les personnes disparues en peignoirs de satin n'étaient pas forcément mortes noyées mais victimes d'hypothermie.

 

Je suis restée sur ma faim devant le peu d'objets présentés, mais il est vrai que beaucoup ont été vendus, j'ai donc eu du mal à me les représenter à l'intérieur du paquebot et je n'ai doncpot-dentifrice.JPG pas ressenti d'émotion particulière (je vais me faire "démontée" par tous les amoureux de ces vestiges !).

 

La liste des disparus, quand à elle, laisse un certain malaise.

La folie des hommes, leur prétention et leur orgueil feront ce jour-là des milliers de morts et des familles dévastées. Je suis persuadée que cela recommencera (voir le Concordia heureusement avec moins de victimes)

 

Après un cheminement, somme toute, bien balisé et très explicatif grâce à l'audio-guide, nous sortons de cette ambiance très sombre pour nous projeter dans une pseudo boutique avec des objets ridicules qui auraient dûs, par mimétisme, sentimentalisme, nous faire emporter un morceau du TITANIC !

 

Que nenni !

 

 Vous aviez le choix entre le Titanic en résine , le sweat en molleton et le tee-shirt marqués Titanic (idéal pour draguer, on voit où cela va nous mener !, pour dormir ? j'ai peur de ne pas me réveiller !) le porte clés minuscule avec un bateau en plastique, une bague swarovski ?? des couvertures non identifiables ??

 

Le choix également entre les (jolies) assiettes de la 1ère classe, reproduites à l'identique (c'est inscrit)  et les tasses de la 3ème classe reproduites à l'identique Made in China !

(ceci dit,à l'époque, la vaisselle était bien en porcelaine de Chine sur le bateau, de la vraie !)

 

Sans parler des mugs (mais un mug souvenir est souvent moche) avec le TITANIC en photo. Le style de mug que l'on offre mais dont personne ne se sert...allez savoir pourquoi ?! 

Des casquettes ??? Titanic (en ville, je me pose des questions ?!)

 

Ne restait que quelques livres, pas introuvables ailleurs, mais là, quand même, je me suis laissée tenter par un livre sur "la table du TITANIC" de Xavier Manente. Inutile de vous dire que je vais vous en faire profiter dans mon prochain article. 

 

Bref, une désolation.

Alors je me suis demandée, s'il n'aurait pas été plus facile de faire fabriquer français d'abord et de meilleure qualité.

S'il n'aurait pas été plus intéressant de vendre des cartes postales qui représentent les objets découverts puisque, pour la plupart, ils ont été vendus donc introuvables.

Nous aurions eu entre les mains des vrais souvenirs des disparus.

Même un stylo TITANIC aurait été moins moche et surtout plus utile que ces bateaux-tableaux minuscules en résine.

 

Allez...à très bientôt sur ce blog pour des recettes servies sur ce bateau mythique.porte-interieur.JPG

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 10:47

Un p'tit tour en Charentes Maritimes fin août m'a permis de redécouvrir un endroit que j'aime particulièrement à Rochefort, c'est le musée des boutiques anciennes !

 

Evidemment mon passé d'antiquaire se réveille et à chaque fois je me laisse aller à une nostalgie certaine.

 

Non, je n'aurais pas forcément aimé vivre à cette époque mais la chaleur qui se dégage de cette atmosphère me fait regretter les boutiques d'autrefois.

 

C'est un comble pour moi qui vend sur internet !

 

J'ai découvert une publicité qui, forcément, m'a attirée plus qu'une autre.

 

L'elixir dentifrice des RR. PP. Bénédictins de Soulac

 

Et non, il n'existe plus !                                                                 dentifrice-soulac.JPG

 

Je vous livre quand même l'extrait de la notice

 

" Le Meilleur Curatif et le seul Préservatif des Affections dentaires " (Ils y allaient fort au  marketing !).

 

"Il prévient la carie des dents, qu'il blanchit et consolide (donc, pas besoin d'aller chez le dentiste).

 

Il chasse le sang des gencives (donc des gencives blanches ?!), qu'il tonifie et raffermit, et, en dissipe ainsi tout gonflement.

 

Il purifie l'haleine et assainit parfaitement la bouche, à laquelle il laisse une délicieuse et agréable fraîcheur (heureusement !).

 

Il prévient et guérit les maux de gorge (là, je m'interroge ?), les enrouements, les inflammations, les aphtes et irritations de toutes sortes.

 

En un mot, l'usage journalier de l'Elixir des RR. PP. Bénédictins assure la santé perpétuelle de la Gorge et de la Bouche.

 

Comme on le voit, le spécifique cinq fois séculaire de nos Révérends Pères n'a rien de commun avec les produits seulement agréables répandus dans le commerce : il s'en distingue autant par ses vertus préventives que par son action curative, énergitique, rapide et sûre.

 

Vu et approuvé par le Prieur . Signé par Dom Maguelonne"

                                                                                       dentifrice-benedictins.JPG

Que d'économies pour la sécurité sociale ! Plus de dentistes, de médecins pour un simple mal de gorge !

 

Ceci dit, il n'existe plus, alors publicité mensongère ?

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 15:20

D'Aiguebelle à Eyguebelle...

 

La distillerie, laïque depuis 1996, perpétue les traditions, savoir-faire et recettes des moines de la Drôme Provençale.

La nouvelle distillerie s'est installée à Valaurie en 2007.  Eyguebelle.jpg           

 

Pour l'avoir visitée, cette distillerie mérite le détour sur la route de vos vacances.

 

Pour respecter fidèlement le goût spécifique à chaque recette, la marque utilise encore un herbier de plus de 100 plantes médicinales et aromatiques qu’elle enrichi régulièrement. Les recettes des liqueurs de plantes d’EYGUEBELLE, peuvent contenir par exemple, plus de 55 variétés de plantes, savamment dosées et associées : certaines, très connues, comme la menthe, la camomille, le thym, la lavande… et d’autres plus rares comme l’ambroisie, l’aigremoine, la vulnéraire, l’angélique et la myrte.
Un savoir faire artisanal inestimable, à protéger à travers le respect des méthodes et l’utilisation de certains outils complexes et artisanaux.

 

Vous pouvez visiter le musée, les vieilles bouteilles, les vieux alambics. L'unité de fabrication où vous apprenez la fabrication des sirops et liqueurs et...le moment convivial ! l'incontournable dégustation gratuite !

 

Personnellement j'aime les bouteilles surtout celles des liqueurs avec son cachet de cire.liqueur-eyguebelle.JPG

 

Non...je n'ai pas de commissions sur les ventes. Je m'y arrête dès que je suis dans la région pour mon sirop de menthe préféré.

Tout simplement l'envie de vous faire connaître ces produits .

 

Domaine Eyguebelle

3 chemin de la Méjeonne

26230 Valaurie

www.eyguebelle.fr

 

 

Avant de vous quitter une petite recette expresse (tirée de leur petit cahier de 60 recettes)

 

Salade de tomates au sirop de menthe

 

Ingrédients pour 4 personnes

 

7 ou 8 tomates de tailles et de couleurs variées

sirop-de-menthe-eyguebelle.JPG

 

4 cuil. à soupe de sirop de menthe Eyguebelle

 

 

 

200g de fromage de chèvre frais

 

 

4 cuil. à soupe d'huile d'olive                                                

le jus de 1/2 citron jaune

4 brins de menthe

mélange de baies

sel, poivre du moulin

 

Préparation 15 mn

 

Rincez les tomates, coupez-les en rondelles et réservez-les. Dans un petit bol, mélangez l'huile et le sirop de menthe Eyguebelle avec le jus de citron.

 

 

Ajoutez les feuilles de menthe ciselées, salez, poivrez.

Déposez quelques rondelles de tomates dans chaque assiette, assaisonnez avec l'huile parfumée et émiettez le chèvre dessus.

Ajoutez quelques baies et dégustez frais.

 

Bonnes vacances !!!

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 09:57

Je vous imagine sur la route des vacances.


Si, si, tout y est...le soleil, les tongs, la casquette, l'état d'esprit...Bref ! Difficile en ces jours de canicule de penser à autre chose !


Et moi, toute moite devant mon écran, pour vous parler de la route de vos vacances et d'un endroit incontournable (à mes yeux !) la drôme et la découverte du sirop d'Eyguebelle !


Il me faut d'abord vous présenter l'abbaye "Notre Dame d'Aiguebelle" à Montjoyer car c'est là que tout à commencé.


Aiguebelle a été fondée en 1137, aux confins du Dauphiné et de la Provence, par les moines de Morimond, quatrième fille de Cîteaux fondée en 1115 en Champagne.Ayguebelle-Montjoyer-PTH.JPG-2e991860.jpg

Le monastère est bâti dans un vallon isolé, comme le voulait la tradition cistercienne, au confluent de trois ruisseaux, d'où le nom de "belles eaux", Aiguebelle.

Au XII° siècle, le monastère bénéficie des donations des seigneurs voisins et accroît considérablement son domaine : il possède des terres jusqu'au pied du Mont Gerbier-de-Jonc.


À partir du XIV° siècle, les épreuves vont se multiplier : guerre de Cent Ans, peste noire, chute des vocations, surtout des frères convers qui entretenaient les granges et les terres. Les possessions sont pour la plupart données en bail. Après 1515, les abbés ne sont plus élus par les moines mais nommés par le roi : ce sont les abbés commendataires, extérieurs au monastère et qui ne se préoccupent donc pas toujours des nécessités de leurs moines ni de la ferveur de leur communauté. Lors de la dispersion des moines en 1791, ils ne sont plus que trois. Le monastère est alors pillé puis vendu comme bien national. Son éloignement par rapport aux voies de communication va le sauver de la démolition.


L'absence des moines durera moins de 25 ans : en 1815, un groupe de cisterciens vient faire revivre le monastère. Ils viennent de Suisse et sont issus d'un groupe de moines français de l’abbaye de La Trappe qui, sous la conduite du Père Augustin de Lestranges, ont parcouru toute l'Europe pourchassés par les armées révolutionnaires et permettent le renouveau monastique et cistercien en France après la chute de Napoléon.


La communauté d'Aiguebelle va se développer rapidement : en 1850, elle compte 233 moines, et fonder de nombreux autres monastères dont la plupart sont toujours vivants : Staouéli qui deviendra N.D. de l'Atlas en Algérie (d'où sont nés deux nouvelles communautés : N.D. de Tibhirine en Algérie et N.D. de l'Atlas au Maroc), Les Neiges en Ardèche, le Désert près de Toulouse, les Dombes au nord-est de Lyon, Acey dans le Jura puis Koutaba au Cameroun. Elle assure aussi la paternité d'une communauté de moniales : N.D. de Bon Secours (Blauvac) dans le Vaucluse.


Filiation

 

Notre-Dame d'Acey dans le Jura

Notre-Dame de Bon Secours à Blauvac (fabrique d'hosties)

Notre-Dame de Koutaba au Cameroun (fabrique de café)

Notre-Dame de l'Atlas pour les frères survivants de Tibhérine regroupés dans le Moyen-Atlas à 200km de Fès

Alexion1

 

 

Après avoir longtemps travaillé la terre, les moines d'Ayguebelle ont monté successivement une chocolaterie, une filature et une distillerie. 

Depuis 1996, leur produit principal est une boisson tonifiante à base de 52 plantes : l'ALEXION.

baume-aiguebelle.png

 

 

  

 

Le baume de massage d'Aiguebelle aux huiles essentielles d'eucalyptus,sauge,romarin,thym et lavandin.

 

 


D'après un article paru en octobre 1996 dans Le Point, le passage de Aiguebelle à Eyguebelle ne s'est pas fait  sans problèmes !

Quand les moines construisirent leur distillerie artisanale, c'était pour répondre à la règle de St Benoît (qui leur demande de vivre de leur travail)

L'entreprise est prospère à tel point que, dans les années 80, son PDG le père don Helred, mène grand train...et fait 50 millions de francs de chiffre d'affaires.

Mais la conjoncture se retourne et les trappistes pour s'en sortir fabrique de la vodka pour le marché russe. Mais des camions se perdent mystérieusement aux Pays-Bas, et pour finir les Russes leur laissent une ardoise de près de 4 millions de francs....Le coup est fatal, avec un passif de 5,5 millions de francs, les moines sont contraints de déposer le bilan et de licencier les salariés (et oui il en faut pour dégager 50 millions de francs !)

 

Quand un PDG nommé pour l'intérim réussit à limiter les dégâts et dégage à nouveaux des bnéfices, les moines ne veulent plus entendre parler de cette entreprise pour se consacrer à leur vie spirituelle, ils décident également de priver la distillerie de la marque "Abbaye d'Aiguebelle"

 

  Et AIGUEBELLE DEVIENT AINSI EYGUEBELLE (bientôt la suite)

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  • : Retrouver une cuisine simple avec des produits du jardin telle qu'on la concevait dans les monastères et les abbayes. Différents produits de notre alimentation sont dus, à l'origine, à des moines ou des moniales, nous les partagerons sur ce blog.
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