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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 13:52

On est toujours à la recherche d'un lieu sympa pour quelques jours de vacances.

J'en connais un... nouveau... qui risque de vous surprendre par la qualité de l'accueil (il est récemment répertorié dans les Gîtes de France)

D'abord, je vous parle de la région, l'AUBE !

(Non, non, pas chauvine)!

La région de l'Aube, si elle vous propose les magasins d'usine à TROYES, c'est bien, si elle vous propose la cité du peintre RENOIR : ESSOYES, c'est encore mieux.

Mais, l'autre atout reste quand même ses grappes de raisin transformées en champagne dans toute la côte des Bar (de Bar/sur/Aube à Bar/sur/Seine) et les vins des Riceys !

A ce sujet, Les Riceys est la seule commune à l'extrême sud de l'Aube à posséder trois A.O.C : Champagne, Rosé des Riceys et Coteaux Champenois. L'origine de ce village est très ancienne et semble dater de l'époque gallo-romaine en même temps que la culture de la vigne.

Le Roi Louis XIV appréciait le "Vin Rosé des Riceys", il l'avait découvert grâce aux Canats (maçons Ricetons) travaillant à l'édification du chateau de Versailles.

Produisant un rosé très apprécié, Les Riceys jouissaient d'une prospérité dont témoignent la magnificence des églises et qualité des maisons en pierre.

A la révolution, la commune était par la population la seconde du département de l'aube, et elle le resta jusqu'au recensement de 1826.

Victime de son isolement, elle fut une des premières touchées par l'exode rural, et n'a cessé de perdre de l'importance. Ce fut notamment le cas après la destruction du vignoble par le phylloxéra à la fin du 19ème siècle, les coteaux se recouvrirent de vignes pour atteindre aujourd'hui plus de 850 hectares, devenant ainsi le plus grand terroir de toute la Champagne.

Ce résultat ne fut pas obtenu sans lutte comme le rappelle la révolte des vignerons aubois en 1911 et qui s'acheva en 1927 par l'intégration des vins de l'Aube dans la zone d'appellation Champagne.

Je ne vais pas vous reparler de ces champagnes de l'Aube dont je défends (de plus en plus) la qualité. Sachez que si ces merveilleuses grappes de fruits juteux ne sont pas champagnisées sur place, elles sont tout simplement vendues à de grandes maisons de champagne marnaises !

Qu'on se le dise !

C'était juste une suggestion de visites dans ce département souvent ignoré.

Rien ne vous interdit de passer à Troyes pour remplir vos armoires, de passer par la côte des Bar pour remplir vos caves et pour cela....cerise sur le gâteau !

Je vous propose de passer la (ou les) nuits ches les soeurs oblates de Saint-François-de-Sales, domaine de la Tuilerie à St Parres aux Tertres, des chambres d'hôtes originales viennent de voir le jour, tenues par soeur Anne-Thérèsia et soeur Suzanne Joseph, membres de la communauté.

Un hâvre de paix surtout si l'on a fait ripailles et que l'on a bien bu, je rappelle que les vins sont à déguster avec modération...sauf si l'on dort sur place) !

 

GITES DE FRANCE

CHAMBRE D'HOTES LE DOMAINE DE LA TUILERIE

10410   St PARRES AUX TERTRES     Réf 10G803

03 25 81 83 05

Un séjour chez des soeurs de Saint-François-de-Sales
Published by Martine Varlet
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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 15:20
Dom Perignon

Dom Perignon

Comment évoquer ces fêtes de fin d'année sans penser à une boisson pétillante (la plus consommée pendant ces fêtes) ?!

Je parle du champagne bien sûr !

Rien ne vous empêche, amis sans alcool, de boire de la limonade !

Je n'ai rien contre.

Mais je ne peux m'empêcher en même temps de parler de mes origines champenoises. Et oui ! (on n'est pas tous parfaits)

"Dom Pérignon aimait les pauvres et faisait du bon vin" (proverbe champenois)

Ce fut sans doute le moine le plus célèbre. La réussite de ce vieux bénédictin aveugle est à peine croyable.

Pierre Pérignon nait à Ste Menehould (Marne) en 1638 (la même année que Louis XIV mais pas le même "soleil") . Il était issu d'une famille de magistrats aisés de la haute bourgeoisie.

En 1658 il entre à l'Abbaye bénédictine de St Varme à Verdun.

En 1668 ou 1670 il devient céllerier à Haut-villers près d'Epernay

Le vin produit par les moines à son arrivée ressemble peu au champagne d'aujourd'hui ! Il ne pétille pas et sa couleur varie, ni rouge ni blanc, mais rougeâtre ou gris. On le nomme d'ailleurs "Vin Gris" et les Rois de France en boivent à leur couronnement.

Le but de Pierre Pérignon est d'augmenter les revenus de son couvent et le plus sûr moyen est d'améliorer la qualité des vins et donc leur vente.

Il fait creuser des profondes caves sous l'abbaye, construire des celliers au-dessus du sol. Il adapte les différentes variétés de cépages à la nature du sol, à son exposition, fait vendanger en tenant compte de la maturité des fruits et maîtrise l'art des coupages.

Mais le vieil homme n'est pas satisfait.

Il remarque que, certaines années, dans les cuves de raisin, le moût fermente une seconde fois et que le vin, séparé du résidu de la vinification, manifeste de l'effervescence et dégage un bouquet particulier. Il étudie attentivement ce phénomène dans la bouteille et apprend à le régler par l'ajout de liqueur de sucre, mais surtout il comprend que la fermentation dépend de l'étanchéité du récipient. Il substitue alors aux traditionnelles chevilles de bois, un bouchon de liège, lequel, inséré dans le col de la bouteille, se dilate et ferme celle-ci hermétiquement.

Dom Pérignon meurt en 1715, ses papiers et ses notes furent malheureusement détruits en 1793.

De nombreuses activités ont gravité autour du vignoble : fabricants de pressoirs, de voitures à ressorts indispensables pour éviter au raisin les aléas du transport, de bouchons à partir du liège importé d'Espagne et travaillé sur place.

Des vanniers qui tressent des paniers à bras et des paniers mannequins. Les tonneliers.

Les bouteilles "les Champenoises" sont faites selon un procédé importé d'Angleterre qui permet de souffler des bouteilles capables de résister à la pression du champagne.

Pour terminer un petit tour vers les contenances de ces bouteilles :

Le quart = 20 cl

La demi-bouteille (ou fillette) = 37,5 cl

Le médium = 0,60 cl

La bouteille = 0,75 cl

Le magnum = 1,5 l

Le jéroboam = 3 l

Le roboam = 4,5 l

Le mathusalem = 6 l

Le salmanazar = 9 l

Le balthazar = 12 l

Le nabuchodonosor = 15 l

Le salomon = 18 l

Le souverain = 26,25 l

Le primat = 27 l

Et enfin le melchisedec = 30 l

NON ! N'en buvez pas autant ! Juste une bonne coupe (je préfère aux flûtes qui vous donnent un air pinçé) entre amis pour fêter cette nouvelle année 2015

Le champagne n'est pas une exclusivité de la Marne, la côte des Bars dans l'Aube en produit également (et des très bons). Autour de Bar/s/Aube et Bar/s/Seine ainsi qu'à Montgueux (près de Troyes). Les raisins produits dans l'Aube sont également vendus aux producteurs de grands champagnes marnais !

 

                                                             

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 15:09

parole de poilu

 

Il y a...un certain nombre d'années  dans ma 1ère vie professionnelle (dirons-nous), alors que je chinais, j'ai trouvé un carnet ,que j'ai gardé depuis, tant l'écriture m'a bouleversé.

 

Pas de nom, hélas, mais le témoignage d'un "gradé" dans les tranchées avec ses hommes.

 

Sur la 1ère page de ce petit cahier :

 

Journal des tranchées

 

" 13 octobre

Je suis encore de garde au cantonnement de repos, voilà 2 fois de suite que je prends la garde. Le régiment de permissions est si mal appliqué que presque tous les sergent sont absents à la fois et que le 1/8 de la compagnie manque.

Nous montons au front ce soir et je vais être chef de section d'une section réduite à une quinzaine d'hommes.

Rien de plus absurde et de plus injuste que d'envoyer des soldats en permission de cette manière ! Tous les permissionnaires devraient être chez eux pendant que leurs camarades sont au repos et devraient revenir pour aller aux tranchées. 

Tout est désorganisé et la Cie est divisée en spécialités et comporte un matériel considérable, le matériel des absents doit être emporté par les présents .

Quand on songe au poids qu'il représente, on comprend la difficulté.

Il va falloir que je charge des hommes d'une façon insensée, que je leur fasse porter à tour de rôle les sacs des fisiliers-mitrailleurs (plus de 300 cartouches dans un sac) que je m'engence pour que personne ne reste en arrière.

Autre conséquence de la spécialisation, tous les hommes un peu intelligents (sic) et dégourdis (re sic) quittent les rangs et sont employés à part..comme téléphonistes, observateurs, ordonnances,mitrailleurs. Bref, une compagnie de 200 hommes se réduit à 120 ou 130 dont 1/3 en permission.

C'est avec ceux qui restent écrasés de fatigue que nous tiendrons tout un secteur du front.

Ce sont ceux-là qui vont veiller en première ligne, poser les réseaux de fils de fer, faire les patrouilles.

N'étant pas toujours près des chefs, il n'auront même pas les récompenses.

Pauvres petits !

.....le manque d'organisation d'absence d'esprit de suite des Français me navre absolument. Personne ne sait jamais ce qu'il doit faire. Ordres et contre ordres se succèdent avec une rapidité déconcertante et tout le monde se décourage. On défait le soir ce qu'on à fait le matin, on refait le matin ce qu'on a défait le soir.

Les gradés et les hommes s'embrouillent dans un tourbillon de mesures contradictoires et trop souvent dégoûtés, ils laissent tomber.

Je crois bien que pour les récompenses et les punitions c'est la même démarche.

L'homme peureux qui m'a donné tant d'ennuis lors de la pose du réseau de fil de fer a la croix de guerre, par contre, Nicolas ne l'a pas, il est pourtant au régiment depuis aout 1914.

Tout est l'avenant !

 

Le "journal" se termine le

 

" 2 novembre

Jour des morts.parole-de-poilu--2-.jpg

Ma pensée va vers les chers disparus. Hélas les nouvelles sont toujours mauvaises. Après la Russie, l'Italie après l'Italie qui ?..    

Nos sacrifices sanglants auront-ils donc été inutiles ? Ces boches sont donc invincibles.

 

 

Cet inconnu a t-il été tué ?!

 Nous ne le saurons jamais

 

Published by Martine Varlet
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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 09:03
Une petite visite dans ces fameuses caves que l'on apercevait de loin quand nous partions en vacances dans le sud de la France.
A chaque fois on se disait "il faudrait les visiter".
Et la voiture continuait vers la méditerranée, collée devant-derrière par d'autres qui pensaient la même chose que nous et, qui, sous le "cagna" de la toiture de la voiture surchauffée, n'avaient pas envie, non plus, de s'arrêter.
Bref, un petit périple tranquille pèpère de fin de saison nous a permis, enfin, de nous garer.
Quelques seniors et un gosse infernal plus tard, la fraîcheur des caves nous attendait.
Mon mari a eu la délicatesse de me signaler que passer de 30° à 8°, il serait bien que je me munisse d'un gilet. Sage précaution. Ils distribuent d'ailleurs dès la présentation des caves des couvertures pour réchauffer nos petites épaules. Pas que pour nous mesdames, les messieurs n'ont pas boudé leur plaisir.
Quand on a froid, on a froid.
Caves de Roquefort

Caves de Roquefort

Très intéressante ces caves. Taillées dans le roc, magnifiques ! J'avoue que ce fromage n'est pas ma préférence, je le laisse volontiers à mon mari mais la fabrication d'un produit Made in France ne peut que m'intéresser.

Quand nos industries plient bagage, la "bouffe" restant quand même l'apanage de la France, ne boudons pas notre plaisir !

Les caves de Roquefort vous plongent dans les dédales souterrains qui se sont formés naturellement après l’effondrement de la montagne du Combalou.
Aménagées en vastes caves ventilées par les fleurines, fissures naturelles qui permettent la circulation de l’air sous terre, elles abritent des milliers de pains de Roquefort, sur lesquels veillent amoureusement les maîtres affineurs, détenteurs d’un savoir-faire et d’une tradition remontant à plus de mille ans (comme j'aime)

Pour la petite histoire, il parait que : (une idée pour les agriculteurs de l'émission "L'amour est dans le pré") :

« On raconte qu’un pâtre amoureux… pour suivre une bergère (et oui !) aurait oublié du pain et du fromage de brebis dans une grotte du Combalou. Revenant quelques temps plus tard en ce lieu, il les découvrit couvert de moisissure. Il goûta le fromage et s’en régala. Le roquefort était né. Gardien de ce savoir-faire, l’homme entretient cette tradition au plus profond de ses caves et à chaque fois, le miracle s’accomplit. »

ROQUEFORT
Pour terminer cette petite balade gastronomique, je vous propose une sauce au roquefort concoctée par mon moine favori frère Victor-Antoine d'Avila-Latourrette, issue de son livre "Dans la cuisine du frère Victor-Antoine" que vous pouvez acheter sur le site
http://jardins-monastères.com

SAUCE AU ROQUEFORT

60 ml de crème aigre ou de yaourt 0% de matière grasse
60 ml de crème épaisse
2 c. à soupe d'huile d'olive
2 c. à soupe de vinaigre de vin blanc
Sel et poivre blanc au goût de chacun
60 g de Roquefort émietté
Combiner tous les ingrédients sauf le fromage dans un bol profond. Mélanger à l'aide d'un batteur à main jusqu'à l'obtention d'une sauce lisse et crémeuse. Ajouter le fromage et bien mélanger à l'aide d'une fourchette ou d'une cuillère.
Réfrigérer plusieurs heures avant de servir.
(Sur un steak)
Bon appétit !
Vous pouvez approfondir vos connaissances en visitant le site officiel de Roquefort.
ROQUEFORT
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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 13:08

Dans la définition du dictionnaire de Furetière (1690) : "Pasque : la plus solennelle des Festes qui se célèbre chez les Juifs en mémoire de leur délivrance de la captivité d'Egypte, et chez les Chrestiens en mémoire de la résurrection du Sauveur."

La fête de Pâques chez les chrétiens célèbre la résurrection du Christ.

Le lundi de Pâques, férié en France, n'a aucune signification religieuse. Mais autrefois, la fête de Pâques était célèbrée durant toute la semaine

Certains affirment que la fête catholique de Pâques serait décalée pour ne pas être célèbrée le même jour chez les protestants, les orthodoxes et les juifs.

Il aurait fallu que la nouvelle religion se distinguât de la religion juive, qui avait de plus fourni le nom de la fête de la Résurrection du Christ...laquelle se produisit durant la semaine de la Pâque juive...Il est vrai qu'au concile de Nicée (325), les évêques décidèrent de calculer la date de Pâques de façon qu'une telle coïncidence fût le plus possible évitée.

La coutume des oeufs de Pâques provient sans doute d'un culte de l'oeuf antérieur à la religion chrétienne,. Précisons que s'il existait tant d'oeufs à manger à Pâques, c'est qu'il était interdit d'en consommer pendant tout le Carême (période de jeûne ou la viande et l'oeuf sont interdits) On le retrouve au XVème siècle où il est censé garnir le jardin d'une quantité de petits oeufs que les enfants doivent chercher dès leur réveil au matin de Pâques.C'est au XVIIIème siècle qu'on eut l'idée de vider un oeuf frais pour le remplir de chocolat, puis, tout fut en chocolat (pour notre plus grand plaisir) !

Le petit lapin de Pâques était à l'origine un lièvre !

L'agneau est à la fois celui de la Pâque juive, que les familles sacrifièrent avant de s'enfuir d'Egypte et celui des Pâques chrétienne, l'Agneau de Dieu représente l'innocence du Christ sacrifié pour nos péchés.

 

Et pour rester dans le thème de ce blog "Cuisine simple et naturelle", je vous propose pour ce jour de Pâques...de la simplicité : une recette de Ste Hildegarde de Bingen

Un carré d'agneau au thym

800 g d'agneau (environ 4 personnes)

Huile, thym

Galanga, sel et poivre

 

Faire revenir 800g de carré d'agneau dans de l'huile sur toutes ses faces. Tapisser ensuite le fond du panier d'un couscoussier de branches de thym (ou de romarin) et déposer dessus la viande ainsi revenue avec du sel, du poivre et 1/2 c. à café de galanga. Mettre à cuire à la vapeur 20 mn environ. Servir avec un gratin de courgette

 

Bonnes fêtes de Pâques à toutes et tous ! Attention à l'excès de chocolat !

 

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 16:37

J'ai déjà publié des articles en février 2013 sur la rose et la Saint Valentin

 

Et bien détrompez vous, ce n'est pas la fleur la plus offerte.

 

Ce ne sont même pas les meilleures ventes de fleurs ce jour là, alors, que vous offre votre amoureux ?!

N'hésitez pas à me répondre !

 

Pourtant, à toutes les époques, l'amour s'est souvent exprimé par les fleurs.

Les idylliques jardins d'amour du Moyen-Âge en sont l'un des plus beaux exemples.

Messagères de soupirs, gages d'espoir ou de fidélité, les fleurs composent couronnes et bouquets.

 

L'oeillet était la fleur des fiançailles

 

"A mon pot d'oeilletz,/ Il est plantureux,/ Pour faire bouquetz/ Pour les amouoeillets-roses.JPGreux !"

Tel était le "cri" du marchand d'oeillets ambulant qui parcourait les rues de Paris au XVIème siècle. Plus encore, la fleur fut associée aux fiançailles et à la notion d'amour durable inhérente à cette célébration.

Les peintures du Moyen Âge et de la Renaissance attestent qu'il était d'usage d'offrir un oeillet symbolique à l'être aimé en cette circonstance.

Il semble que cela se faisait aussi parfois au moment du mariage, pour accompagner la promesse de fidélité.

 

La fleur d'oranger était la fleur du mariage.fleurs-d-oranger.JPG

 

La tradition est, en fait, très ancienne : Zeus aurait offert des fleurs d'oranger à Héra lorsqu'il la choisit pour épouse.

Le rôle symbolique de cette fleur tient, comme l'explique Leo Wuyts, au fait que l'arbre "porte en même temps des feuilles, des fleurs et des fruits.

Ses feuilles, toujours vertes, sont devenues le symbole d'un amour qui dure toute une vie.

 

 

Quand à la rose, fleur des rituels de beauté et d'amour, elle était consacrée à Aphrodite, déesse de l'amour et de la beauté. Elles est omniprésente dans les poésies persannes. Lui est associé le teint de la belle qui ravit les coeurs. Et à sa couleur rose on compare celle du vin, cet "elixir qui fortifie l'âme" (Omar Khayyam)

 

                                          L'été brûlant a ses grasses moissons,

                                       Le riche automne a ses treilles encloses,

                                          L'hiver frileux son manteau de glaçons,

                                         Mais le printemps a l'amour et les roses.

                                                          Gérard de Nerval

 

 

 

Je souhaite que votre Valentine et votre Valentin se montrent imaginatifs et vous prouvent avec de simples mots roses gouttes de pluieleur attachement !

                           Bonne journée du 14 février 

                                               

                                                      

Published by Martine Varlet
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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 09:58

J'ai assisté à la Laurentia d'Orléans (association catholique du quartier ouest d'Orléans) à une conférence sur Hildegarde de Bingen.

 

Animée par François Delbeke, fils d'agriculteur et passionné par le sujet depuis une vingtaine d'années, gérant de "Le grenier d'épeautre" site internet spécialiste de vente d'épeautre et  d'Hildegarde de Bingen

www.epeautre.net

 

Pourquoi cette envie d'aller à cette conférence ?

 

J'ai mis quelquefois sur ce blog des recettes d'Hildegarde tout simplement parce que j'avais "craqué" sur 2 livres acheté à l'abbaye de Randol et qui s'appellent pour l'un "Les recettes derecettes-de-la-joie-de-Ste-Hildegarde.jpg la joie" de Jany Fournier-Rosset  éditions Tequi et l'autre " Santé et Sérénité" du même auteur .

 

Recettes de la Joie, quand vous n'avez pas le moral, avouez quand même que cela invite à y regarder de plus près !

 

Cette merveilleuse Hildegarde, grande figure du Moyen-Age, née en 1098 à Bockelheim en Allemagne à 25 km au sud de Mayence était la cadette d'une famille de 10 enfants.

François Delbeke nous apprend que dès l'âge de 3 ans elle a des visions.

Elle fut plaçée à l'âge de 8 ans et confiée à Mère Jutta Von Spannheim supérieure des moniales de Disidodenberg qui lui apprit à lire, écrire et lui enseigna le latin.

En fait, elle n'a rien appris des hommes, ses visions ne cessèrent et elle fut en communion constante avec la nature et le cosmos.

Je résume : elle fut moniale bénédictine à 18 ans, devint mère abbesse en 1136 à la mort de Jutta. Elle était douce et aimante à l'intérieur du monastère comme à l'extérieur. 

Ce n'est qu'à partir de 1141 qu'elle écrit "ce qu'elle voit et entend", notamment sur les aliments bons pour notre psychisme et notre santé.

D'après elle, l'un ne va pas sans l'autre. 

Décèdée en 1179, très populaire au XIIème/XIIIème siècle, ses conseils sont tombés dans l'oubli.

C'est grâce au Dr Hertzka, médecin allemand, que revient dès 1950 l'immense mérite d'avoir sauvé l'épeautre de l'oubli en révélant ses bienfaits à un vaste public.

 

Il est impossible de savoir quand est né son 1er livre.

Tous les livres sortis se ressemblent mais sont postérieurs à sa mort.

 

Quelques conseils qu'elle donnait sur certains produits alimentaires et que j'ai retenu  (n'oublions pas que nous sommes au Moyen Âge)

Si ces produits elle les jugeait mauvais, elle trouvait une parade pour pouvoir les consommer quand-même, ex :

 

l'échalote est mauvaise sauf si elle macère dans du vinaigre

le poireau est mauvais car il fait partie de la famille des "allium" (comme l'échalote)

les fraises sont mauvaises, on ne sait pas pourquoi (peut-être à cause du méthane parce qu'elles poussaient par terre, si elle voyait les cultures de la fraise à l'heure actuelle ! je pense qu'elle aurait une toute autre opinion) 

l'oseille est mauvais pour l'homme mais bon pour les poules (acidité)

l'oignon est bon cuit mais mauvais cru etc...

 

Sans oublier l'huile d'olive qu'elle ne chérissait pas, elle trouvait qu'elle alourdissait les aliments, elle l'a conseillait  donc en onguent mais préconisait plutôt l'huile de tournesol. Pas d'huile de noix , elle fait grossir !

 

En clair, ce qui est très bon

 

L'épeautre (peut faire baisser le taux de cholestérol) la star de l'alimentation ! 

le fenouil

les châtaignes

les orties etc...

 

Pour les condiments

l'aneth

l'anthemis

l'hysope

le persil,

la réglisse

la sauge etc...

 

Les épices

la cannelle

le cumin

le galanga

les clous de girofle

la noix de muscade

le poivre etc...

 

Je ne vous livre qu'une partie de ce qu'elle a pu écrire, et, parce que l'on est sur un blog de cuisine simple, saine et naturelle, je vous livre une petite recette tirée du livre"Les recettes de la Joie" cité plus haut :

 

POMMES A L'INDIENNE

Pour 6 personnes

 

1kg de pommes (pas bonnes crues pour elle mais excellente cuites)!

150g de sucre roux

1 c. à soupe d'huile de soja

20 cl d'eau

1 c. à café de galanga

1 c. à café de gingembre frais râpé

1 c. à café de cannelle

1 c. à café de réglisse

1 c. à café d'anthémis 1

1 petit piment oiseau fendu en 2 , épépiné et coupé en rondelles

5 clous de girofle

 

Couper les pommes en petits morceaux après les avoirs épluchés. Faire chauffer l'huile dans une poêle et y faire revenir les clous de girofle, le gingembre frais râpé, la cannnelle, l'anthémis, le piment.

Ajouter les pommes coupées en morceaux, le galanga,, la réglisse et continuer de faire revenir quelques minutes.

Mettre l'eau et laisser cuire 12 minutes en veillant à ce que les pommes n'attachent pas. Ajouter le sucre et laisser mijoter jusqu'à ce que la préparation se fige.

Servir froid en dessert ou chaud en accompagnement de volaille avec de l'épeautre.

 

Merci à François Delbeke qui nous a parlé plus en détails de la vie spirituelle de cette Sainte, mais pour un blog de cuisine, je ne parle volontairement que de sa cuisine sobre (ne pas grignoter, ne pas manger sans faim), simple, qui respecte les saisons et respecte les produits (mode de cuisson à feu doux afin de ne pas brutaliser les aliments ) . 

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 19:54

Fêté le 22 janvier, on ne sait pas très bien pourquoi Vincent de Saragosse fut choisi pour être le patron des viticulteurs, et des vinaigriers.

Il est également patron des cavistes et des couvreurs ?!

 

Né à Huesca (Espagne) Vincent est confié par ses parents à Valère, evêquVicente_de_Zaragoza_-School_of_Francisco_Ribalta-_XVII_cen.jpege de Saragosse. Diacre à 23 ans, il fut envoyé prêcher les campagnes et instruire le peuple.

Est-ce là qu'il dérapa et prit goût au vin ?

Non, non, ce n'est pas l'histoire racontée dans le livre "les saints patrons protecteurs" ce n'est juste qu'une supposition.

 

Il vécut sous l'empire de Dioclétien qui publia, en 303, son édit contre les chrétiens. L'évêque fut arrêté ainsi que Vincent et la plupart des membres du clergé de la province de Saragosse.

Malgré les supplices infligés, Vincent marchait et priait Dieu dans sa cellule, ce qui ébranla fortement Dacien qui se convertit à la foi chrétienne.

 

Vincent mourut le 22 janvier 304, en louant Jésus

.

Effectivement quel rapport avec le vin ?

 

Sinon que Vincent fut torturé sur une maie de pressoir, ce qui pourrait expliquer le fait qu'il soit saint patron des vignerons (symbolique du sang ayant coulé dans le pressoir à la place du vin..)

 

Alors, me direz-vous, pas très appétissant tout ça !

 

Dans les campagnes vigneronnes, la fête de la Saint Vincent c'est l'occasion de se retrouver et de goûter le vin du voisin.

Je "pochtronne" tu "pochtronnes" il "pochtronne"...sans vergogne. On fête !

 

Il y a bien des dictons également autour de Saint-Vincent.

 

Je vous cite un extrait du livre de Georges Ferré "L'âme du vin" éditions Derl-ame-du-vin-Georges-Ferre-copie-1.jpgvy (la symbolique et la spiritualité autour du vin dans les 3 religions)

 

"...Saint Vincent était et est encore aujourd'hui-mais de manière plus folklorisé-le plus vénéré des saints dans presque toutes les régions viticoles de France, ainsi qu'en témoignent des proverbes courants. Dans le Midi : " Quand Saint-Vincent est clair et beau, il est du vin comme de l'eau", dans les Vosges : " Quand il fait beau le jour de la Saint-Vincent, le vigneron s'en va en chantant", en Moselle : " Le jour de la Saint-Vincent, si le soleil luit grand comme un chapeau, on aura du vin plein le tonneau".

 

A cette occasion, saisissez la recette médiévale du Coq au Vin de Jean-Jérôme, du livre de Mincka "Ma cuisine médiévale" éditions Equinoxe

 

LE COQ AU VIN DE JEAN-JEROME   (sur ce site ce ne sont que des recettes simples et naturelles)

 

Ingrédients:

 

Une bouteille de vin blanc

Des morilles fraîches si possible sinon à défaut réhydratées

3 oignons,

sel, poivre, un bouquet de persil, une pinçée de cannelle en poudre, une tasse de bouillon de poule réduit.

 

Découpez le chapon en morceaux, en retirant l'excès de graisse.

Faites dorer dans une cocotte de fonte avec les oignons découpés en tranches fines.

Faites bouillir et flamber le vin blanc dans une casserole arrosez le chapon bien doré.

Ajouter les morilles, les épices et le bouillon de poule, couvrez.

En fin de cuisson ajoutez un bouquet de persil haché.

 

Je vous laisse, pour fêter comme il se doit (c'est à dire dignement) la Saint-Vincent le 22 janvier.

 

A la vôtre !

 

 

 

 

 

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 21:24

Il y a mille et une raisons pour ne pas parler (écrire) sur son blog.

 

Envie de fuir, envie de se consacrer à sa famille, envie de se renouveler...bref, de fausses excuses pour oublier que vous êtes là à me lire de temps en temps.

 

Je ne vous ai pas proposé des menus de Noël, tout simplement parce que les magazines en regorgent.

Je ne vous ai pas parlé de la préparation religieuse de Noël, parce que je l'avais déjà fait.

 

Non, j'ai simplement laissé couler le temps en participant à des marchés de Noël pour y proposer des coffrets cadeaux d'abbayes, de monastères et de Gesat.

En préparant pour ma famille les repas de Noël et fin d'année.

Et les cadeaux du Père Noël (qui ne m'a pas oublié non plus).

  

Et puis la fatigue dûe aux pensées négatives qui nous assaillent toujours en fin d'année y est peut-être pour quelque chose.

Peut-être le temps gris qui nous déprime.

 

Bref, rien ne peut malgré tout m'interdire de vous souhaiter une EXCELLENTE ANNEE 2014 !

 

Que vous soyez vieux, jeunes, bien portants, impotents, travailleurs, sans emploi, riches, pauvres, en famille, sans famille...Vous méritez tous une bonne année !

 

Vous allez me dire, comme Coluche, les riches en bonne santé que peut-on leur souhaiter de meilleur ?! Et bien justement...d'être meilleurs.

De l'humanisme autour d'eux, de l'écoute, de l'attention, du partage.

Quand aux autres...que tout aille mieux pour eux !

 

En attendant, sachez que, qui que vous soyez, je vous embrasse amicalement, gentiment pour ce 1er jour de l'année 2014 !

 

Rendez les autres heureux, c'est comme un boomerang...le bonheur vous reviendra !

 

 

 

 

 

Published by Martine Varlet
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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 19:34

Il y a bien longtemps que je ne vous ai pas proposé une recette simple et naturelle.

 

En attendant les festivités de Noël et du jour de l'an, profitons de la saison des pommes et de la douceur du miel.

 

Trop simple me direz-vous, alors je vous invite à réaliser cette petite compote, qui, avec ses différents ingrédients (que l'on retrouve dans le vin chaud) vous permettra peut-être de la proposer les lendemains de fêtes quand les bûches auront sérieusement attaqué les foies de vos convives !

 

 

LA COMPOTE D'YSEULT

 

Pour une dizaine de personnes :

 miel-oranger.JPG

4 pommes Granny Smith

4 pommes Melrose

4 pommes Reinette

Mélange de fruits secs (pruneaux, raisins, figues, abricots...) environ 500g

500 g de miel liquide,

Vin rouge corsé

3 cuillères à café de cannelle en poudre,

1 cuillère à café de muscade rapée

2 cuillères à café de gingembre en poudre

3 clous de girofle

1 tour de moulin à poivre

 

La compote se conserve très longtemps, il est donc préférable d'en préparer une grande quantité et de la conserver au réfrigérateur.

 

Epluchez et épépinez les pommes, puis coupez-les en quartiers.

Ajoutez les fruits secs, le miel et les épices.

Couvrez de bon vin rouge, et amenez à ébullition.

Réduisez le feu et laissez cuire doucement 30 mn

Servez glacé dans une grande coupe de verre, saupoudré de grains de sésame doré.

 

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