750 grammes
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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 10:05

ENFIN ! Le soleil nous fait un clin d'oeil  , il a décidé de ne faire que de courtes apparitions pour l'instant afin nous habituer à ce qu'il peut nous offrir de mieux : sa CHALEUR !

 

Dès qu'il y a soleil, nous pensons barbecue. Petits, moyens, grands...peu importe ! On veut déjeuner, dîner DEHORS !

 

Le terme pique-nique, d'origine française, désigne un repas pris en plein air lors d'une promenade, auquel chacun des convives peut contribuer en apportant qui un plat, qui une boisson.

 

Il y a une différence entre le véritable pique-nique et le repas en plein air : en effet, déjeuner ou dîner à table en plein air est courant jusqu'au XVIIème siècle; cette habitude résulte non seulement de l'absence d'une pièce destinée exclusivement à la consommation des repas, mais aussi de l'agrément que procure un endroit frais dans la verdure ou dans un jardin pendant les chaleurs estivales.

 

Toutefois le vrai pique-nique naît en tant que repas lié à la chasse, car il est d'usage, durant une partie de chasse, de s'offrir une pause pour se rafraîchir et se restaurer légèrement, souvent sur une nappe étendue directement par terre.

Cette coutume permet une relation étroite et continue avec la nature, et elle auMonet.jpgtorise les nobles dames et seigneurs à prendre quelques libertés avec les règles de la conduite à table. (On ne sait pas comment ça se termine...)

 

Le déjeuner sur l'herbe au XIXème siècle apparaît comme le divertissement raffiné de citadins, aristocrates, artistes ou gens de lettres, désireux de s'évader du cadre urbain étouffant et chaotique.

 

 

Pour votre pique-nique je vous suggère une recette monastique extraite du livre du frère Victor-Antoine "Les bonnes salades du monastère"

 

SALADE D'ORZO AUX PETITS POIS VERTS

 

Pour 6 à 8 personnes                                                                                                   

 

Salade :

 

380 g d'orzo 

480 g de petits pois (congelés éventuellement) ORZO.jpg

1 poivron rouge, épépiné et coupé en dés

1 oignon rouge, coupé en petits morceaux                                        petits-pois.jpg

1 branche de céleri, en fines tranches                                                                               

1 gousse d'ail émincée                                                                                                         

60 g d'olives noires, dénoyautées, égouttées et hachées

 

Vinaigrette

 

80 g de mayonnaise (maison de préférence sinon du commerce)

1 c à café de moutarde de Dijon (ou autre)

1 c à café de jus de citron frais pressé

Sel poivre noir frais moulu

 

Dans une grande casserole remplie d'eau bouillante salée, cuire l'orzo de 13 à 14 mn tout au plus. Egoutter, rincer à l'eau froide, égoutter de nouveau en secouant la passoire énergiquement. Transvaser dans un grand saladier.

 

Pendant la cuisson des pâtes, dans une autre casserole, cuire les petits pois dans l'eau bouillante salée jusqu'à ce qu'ils soient tendres. Ne pas trop les faire cuire. Egoutter et ajouter l'orzo. Ajouter les autre ingredients de la salade.

 

Mettre tous les ingrédients qui composent la vinaigrette dans une tasse ou un petit bol et fouetter jusqu'à consistance onctueuse. Verser sur la salade et mélanger pour bien enrober.

Réfrigérer au moins 3h. Servir froid.

 

Si vous devez transporter cette salade, ne coupez pas la chaîne du froid. Glacière OBLIGATOIRE !

 

 Avec un p'tit rosé bien frais !

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 08:33

Nous n'oublierons pas le 26 mai, le jour où nous rendons hommage à nos mamans.

 

Je pense que nous avons tous ressenti, à un moment où à un autre( surtout pendant l'adolescence) l'envie de les quitter, de ne pas être né d'elles.

  

Leurs recommandations et leurs remontrances, nous empêchaient (croyions-nous) de "vivre".

Vivre quoi ? Nous n'en savions rien mais nous ne voulions surtout pas leur ressembler.

  

En fait, sans le savoir, nous coupions enfin le cordon qui nous reliait à elles.

  

Vous avez des mères castratrices, des mères indifférentes, des mères démoniaques, des mères dévastatrices, des mères possessives même pour leurs enfants majeurs. Des mères destructrices.

  

Vous avez également des enfants qui n'ont pas eu la chance d'avoir leur mère auprès d'eux dès leur naissance. Je pense à ma mère, bébé abandonné à 8 jours et "offert" à la nation.

 

Non, les enfants ne naissent pas égaux.

  

La chance d'avoir une mère nourricière aimante a donné à la mienne un mental d'acier (mais peut-être cela vient-il aussi des gènes qu'elle possède ?!)

Elle a pu nous a aimer avec beaucoup de liberté et de confiance. Ne jamais flancher, garder sa dignité dans toutes circonstances même quand elle a elle-même perdu un enfant, son fils, mon frère.

Ses valeurs elle les a obtenu grâce à cette femme qui lui a donné, de ses quelques semaines à ses 14 ans, un amour de maman que celle-ci partageait certes avec d'autres enfants placés et les siens propres, mais c'était un amour quand-même.

  

Ce n'était certes peut-être pas le même amour que l'on donne aux nôtres ( biologiquement parlant) mais ma mère n'a pas souffert d'un manque. Et c'est le plus important.

  

Tout enfant abandonné n'a pas forcément connu le même bonheur.

  

J'ai lu récemment quelques mots laissés par de grands hommes adressés à leur maman et je suis heureuse de vous en faire profiter.

(Extrait de " L'amour des mères" de Helen Exley)

 

                                                        mere-et-enfant-renoir.JPG

  

....Je puisais surtout l'âme de ma mère, je lisais à travers ses yeux, je sentais à travers ses impressions, j'aimais à travers son amour, elle me traduisait tout : nature,sentiment,sensations, pensées. Sans elle, je n'aurais rien su  épeler de la création que j'avais sous les yeux; mais elle me mettait le doigt sur toute chose. Son âme était si lumineuse, si colorée et si chaude, qu'elle ne laissait de ténèbres et de froid sur rien. En me faisant peu à peu tout comprendre, elle me faisait en même temps tout aimer.

 

LAMARTINE ( 1790-1869) Confidences

 

Je n'oublierai jamais ma mère, car c'est elle qui a planté et fait grandir en moi les premières semences du Bien. Elle m'a ouvert le coeur au spectacle de la nature. Elle a éveillé mon intelligence des choses et élargit mon horizon : ses conseils ont eu une influence durable dans ma vie.

 

EMMANUEL KANT (1724- 1804)

 

Ils se retournaient toujours avant de dépasser l'angle de la rue, car leur mère était à la fenêtre, hochant la tête, souriant et agitant la main vers eux. C'était comme si, sans cela, ils n'auraient pas eu une bonne journée. Ce dernier regard vers le visage maternel les touchait au fond du coeur, comme un rayon de soleil.

  

LOUISA MAY ALCOTT ( 1832- 1888) (Ce message me parle particulièrement)

 

Il est une observation que chacun peut faire dans sa vie : c'est le respect et l'adoration qu'ont, pour leurs parents, les hommes de grande valeur. Souvent la vie les a élevés bien au-dessus de la condition de leur enfance (...) Rien n'est émouvant, comme de voir un homme fort, remarquable, apprécié pour son talent, redouté par sa puissance, s'incliner devant une petite vieille, l'embrasser et lui dire "maman".

 

CHARLES WAGNER

L'amour de ma mère pour moi était si grand que j'ai travaillé dur pour le justifier.

 

MARC CHAGALL (1889- 1985) juste avant son 90ème anniversaire

 

La dernière s'adresse à mes enfants devenus trop grands pour les prendre sur mes genoux, pour essuyer leurs larmes et leur apporter de la magie.

 

Si je pouvais porter ton fardeau, je le ferais. Si l'argent pouvait acheter des solutions ou ma proximité t'éviter les coups, ils seraient près de toi. Cela me fait mal de ne pas t'aider, de savoir que trop de sollicitude ne peut que nuire à ta croissance. Je serai toujours là pour toi. J'espère que tu le sais, mais tu es libre, tu dois t'épanouir en t'émancipant de moi.

 

HELEN EXLEY

 

 

 

 

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 17:05

                          

                                           Bonne fête maman !

                         Bonne-fete-maman-copie-1.jpg 

J'ai pensé à un repas simple mais original pour la fête des mères si vous ne pouvez l'emmener au restaurant ou si vous préférez tout simplement l'intimité de votre maison.

 

Pour commencer je vous suggère une soupe glacée à la tomate (en espérant que le soleil brille de mille feux !)

 

  1. SOUPE GLACEE A LA TOMATE

 

Pour 4 personnes :

 

3 tomates bien mûres

1 poivron rouge

1 tête de fenouil

1 branche de céleri

2 carottes

1 citron entier

1/2 concombre

1 gousse d'ail

2 cuillères d'huile d'olive

quelques feuilles de basilic frais

2 cuillères à café de fleur de sel de Camargue

2 tours de moulin à poivre

gingembre frais

 

Épluchez les tomates, coupez les légumes en dés, passez le tout au mixeur.

Servez glacé dans un saladier givré ou des coupes individuelles et décorez de feuilles de basilic ciselé.

Si la soupe est suffisamment liquide, vous pouvez la servir dans des flûtes avec une paille et la proposer en apéritif. 

 

 

Ensuite, restons dans la simplicité originale

 

  1. EMINCE DE BASSE COUR A LA FLEUR DE THYM

 

Escalopes de dinde (1 par invité)

Escalopes de poulet fermier

Aiguillettes de canard

1 cuillère à soupe d'arachide

1 noix de beurre sel et poivre

1 pot de crème fraîche épaisse

2 cuillères à café de cannelle en poudre

1/2 cuillère à café de gingembre en poudre

Une tasse de fleurs de thym

 

Coupez les 3 viandes en fines lanières. Saisissez-les à la poêle dans le mélange beurre-huile, sans les laisser trop cuire.

Réservez.

Dans une autre poêle versez la crème fraîche, sel, poivre, cannelle, gingembre, portez à ébullition très lentement.

Ajoutez les fleurs de thym et les lanières de volaille (dinde et poulet).

Laissez frémir à feu très doux 5 à 6 mn.

Ajoutez les lanières de canard, poursuivez une minute.

Servez avec des pâtes fraîches ou du riz de Camargue nature.

 

En dessert, hormis le gâteau acheté en forme de coeur à la fraise (si, si c'est un classique !)

Je vous propose 

 

  1. LA COMPOTE D' YSEULT

 

Pour une dizaine de personnes :

 

4 pommes Granny Smith

4 pommes Melrose

4 pommes Reinette

Un mélange de fruits secs (pruneaux, raisins, figues, abricots...) environ 500g

500g de miel liquide, vin rouge corsé,

3 cuillères à café de cannelle en poudre

1 cuillère à café de muscade râpée

2 cuillères à café de gingembre en poudre

3 clous de girofle

1 tour de moulin à poivre

 

La compote se conserve très longtemps, il est donc préférable d'en préparer une grande quantité et de la conserver au réfrigérateur.

 

Épluchez et épépinez les pommes, puis coupez-les en quartiers.

Ajoutez les fruits secs, le miel et les épices.

Couvrez de bon vin rouge, et amenez à ébullition

Réduisez le feu et laissez cuire doucement 30 mn.

Servez glacé dans une grande coupe de verre, saupoudré de grains de sésame doré.

 

Ces recettes sont simples et facile à préparer.

Le temps que vous pourrez passer avec votre maman n'a pas de prix !

 

EXCELLENTE FÊTE DES MERES A TOUTES ET PENSEES POUR CELLES QUI NE SONT PLUS LA MAIS QUI VIVENT DANS NOS COEURS !

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 16:26

Voici la suite promise pour fêter dignement nos mamans.

 

C'est donc en 1765 que le 1er "restaurant" voit le jour.

Un certain Boulanger marchand de bouillon au 1 rue des poulies (aujourd'hui rue du Louvre) se rend célèbre pour sont pot-au-feu.

 

Une ordonnance lui permet l'années suivante, de servir des crèmes, des potages, des oeufs, du macaroni, du chapon au gros sel, de la confiture.

 

Sur la porte se lisait cette application d'un passage de l'Evangile : "Venite ad me omnes qui stomacho laboratis et ego restaurabo vos" (Venez tous à moi, vous dont l'estomac crie misère, et je vous restaurerai).

 

N'appartenant pas à la corporation des traiteurs (qui pouvaient vendre sauce, plats et ragoûts), il n'avait pas le droit de proposer à ses clients, outre des consommations, que des "bouillons restaurants".

 

En 1791, l'Assemblée nationale supprime les privilèges et les corporations, permettant ainsi une libre entreprise dans la restauration.

 

A Lutèce, et ensuite à Paris, nous trouvons dès le Moyen Âge, des plats servis pour les gens de passage. On sert des soupes, des bouillies au petit lait et à la farine de seigle, des pots au feu, des potées.

 

La Taille , en 1292, cite 21 cuisiniers et 3 öiers, plus 23 queux qui sont les cuisiniers des couvents ou des grandes maisons.

On sert aussi des viandes bouillies, des "rôties" de boeufs, de veaux, de moutons, de porcs, d'agneaux, de chevreaux, de pigeons, de chapons et surtout d'oies dont les Parisiens se montraient friands.

 

Les rôtisseurs et les pâtissiers du XVIème siècle,cuisine au moyen age en moins d'une heure, vous arrangeaient un dîner, un souper pour dix, pour vingt, pour cent personnes.

 

C'est le début de la restauration payante dans la rue. On accommode des viandes accompagnées de sauces faites par des sauciers. Elles sont faites avec beaucoup d'épices et portent les noms de "jaunette", "paresseuses", "madame cameline", "dodine",  "poitevine", la plus connue d'entre elles étant la "sauce verte" déjà célébrée par Rabelais.

 

Dans le repas à la française au 17 ème siècle, vous avez 3 services :

Le 1er contient potages et poissons

Le 2ème étale largement les "entrées", mot désignant plat de résistance

Le 3ème service voit comparaître les entremets et les desserts

 

Quand aux hors d'oeuvres, il figurent du début à la fin, ils ne constituent pas un préambule fugace mais un accompagnement perpétuel.

 

 

 

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 17:28

Ne pas oublier la date du 26 mai, jour de la fête de nos mamans !

 

Il est bon de rappeler que Marie (mère de Jésus) est la Ste patronne de nos mères.

 

Marie était une petite fille juive, fille de saint Joachim et de sainte Annne.Marie-mere-de-Jesus.jpg

 

Sa naissance, célébrée par l'Église le 8 septembre, aurait eu lieu à Sepphoris ou à Nazareth.

La tradition penche plutôt pour Jérusalem, en un lieu proche de la piscine de Béthesda. Celle-ci est située près d'une porte que les musulmans appellent aujourd'hui encore Bah Sitti Maryam, la Porte de la Vierge Marie.

 

Elle aurait été une enfant pleine de promesses pour ses parents qui avaient attendu longtemps avant de pouvoir obtenir une descendance.

 

Le 21 novembre, l'Église commémore sa présentation au Temple, mais nul ne sait à quelle occasion exactement.

 

D'après des écrits apocryphes, elle demeura dans l'enceinte du Temple et fut élevée au milieu d'autres enfants juifs.

 

Pendant 30 ans, avant que ne débute le ministère public de Jésus, Marie vécut la vie de n'importe quelle femme juive du peuple. Certains se focalisent sur Notre-Dame glorifiée en tant que reine des Cieux mais oublient qu'elle mena la vie quotidienne d'une femme juive de l'époque.

 

Elle devint la femme de Joseph, la femme d'un ouvrier. Ses mains étaient abîmées par le travail, ses pieds nus étaient poussiéreux, non pas de poudre parfumée mais de la poussière cuisante des chemins de Nazareth qui conduisaient au puits, aux oliveraies, à la synagogue.

 

Voilà juste un petit rappel !

(Extrait du livre Les Saints Patrons protecteurs de Jean-Robert Maréchal)

 

Pour honorer votre maman, peut-être avez-vous l'intention de l'emmener "festoyer" ?

 

Savez-vous que le restaurant naît en même temps que les marchés et les foires, qui obligent marchands, paysans et artisans à quitter leur demeure plusieurs jours durant.

  restaurant-au-XVIIIeme.jpg

A Paris, vers 1760, c'est une institution pour ceux  qui ont besoin de rétablir, ou "restaurer", leur santé : on y sert une sorte de bouillon reconstituant que l'on peut consommer tout au long de la journée à une table individuelle.

 

Pendant la Terreur, les restaurants deviennent des lieux de rencontre pour les aristocrates justement parce qu'ils permettent une relative discrétion, mais, sous l'Empire, ils deviennent des lieux de pure dégustation gastronomique.

 

La Révolution française, d'abord politique, s'est doublée d'une révolution dans l'alimentation, qui fait prévaloir la simplicité dans la préparation de la nourriture.

 

Pour satisfaire et passer une excellente journée avec votre maman préférée, effectivement, pas besoin de trop en faire. Elle appréciera votre présence et votre gentillesse et n'échangerait, ce jour-là, sa place pour rien au monde.

 

Si vous avez des anecdotes sympathiques (ou pas !) à raconter, n'hésitez pas à nous en faire part sur ce blog....Il est là pour ça aussi !

 

Demain....je vous propose des recettes pour ce jour festif !

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 21:21

Pour vous expliquer les nourritures du jour de Pâques, je vous livre un extrait du livre

"Les nourritures au temps de la Bible" de Miriam Feinberg Vamosh aux éditions LLB :

 

La nourriture a été un des symboles spirituels les plus forts et les plus constants. De la première Pâque des Hébreux à la dernière Pâque de Jésus (le repas où il institue la Cène), certains aliments comme le pain et le vin, sont profondément ancrés dans la mnourritures-au-temps-de-la-Bible.jpgémoire des Juifs et des Chrétiens. Le pain, avec ou sans levain, le raisin et le vin, le sel, le levain, les semailles, apparaissent tous dans la Bible en tant que leçon spirituelle.

 

Le pain était la base de l'alimentation et le soutien de toute vie humaine. Il était aussi bien la nourriture des rois que celle du fermier dans les champs. Il était consommé par le voyageur qui quittait sa maison. Lors du dernier repas, peu avant sa mort, Jésus a utilisé le pain pour un faire un signe fort pour tous les croyants.

Le raisin n'est pas une denrée aussi essentielle que le blé à la survie des hommes. Pourtant, le fruit de la vigne qui "rend la vie joyeuse" et qui "réjouit le coeur de l'homme" donne lieu à de célèbres images bibliques.

 

Pour le vin, je vous cite un extrait de l'excellent livre de Georges Ferré "L'âme du vin" aux éditions Dervy :l-ame-du-vin-Georges-Ferre.jpg

 

Plus que pour les autres fêtes, le vin est présent pour la célébration de Pâques, en l'honneur de la Cène et de la résurrection du Christ. D'ailleurs, l'Église préconise pour le "Grand Jour du Seigneur" de ne pas jeûner et de se livrer à des festivités exceptionnelles.

Le jour de Pâques, l'archevêque de Besançon, au XIIème siècle, invite son clergé à dîner en son palais où il met en place un banquet inspiré du dernier repas du Christ. Tous s'étant assis sur des bancs, devant la table dressée il bénit la chair d'un agneau, après quoi les convives boivent et mangent en écoutant de pieuses lectures. Le banquet terminé, tout ce petit monde se rend à l'église pour dire des grâces, puis au cloître où chacun prend une coupe de vin.

 

Pour revenir à nos moutons (si j'ose dire) si je vous ai cité ces passages de livres à lire c'est simplement pour vous proposer des recettes traditionnelles à partager en famille

 

Le repas le plus célèbre de l'histoire est la fameuse "Cène" en voici quelques détails :

Il y eu d'abord la bénédiction du vin, avec 4 coupes qui seront bues au cours du repas. Après avoir bu la 1ère coupe de vin, on sert un plat de légumes. Bien que l'agneau pascal soit un élément primordial du repas, il n'en constitue pas le plat principal. Sa présence est plus symbolique qu'alimentaire. D'autres viandes étaient servies à table.

 

Je vous propose à l'apéritif :

 

Une purée de fromage

 

175 g de fèta

2 verres de yaourt à la grecque

2c.s. d'aneth haché

2 c.s. de persil haché

2 c.s de menthe hachée

1/2 verre de noix hachées (facultatif)

 

Écrasez la fèta avec une fourchette ; incorporez-y le yaourt. Pour un goût plus prononcé diminuez la quantité de yaourt. Ajoutez les herbes. Servez avec des morceaux de carottes, de céleri et de concombre.

 

En entrée :

 

Le traditionnel pâté de Pâques

 

Le plat principal, la viande (vous pouvez aussi penser poissons pour ceux qui n'aiment pas l'agneau)

 

Mouton au miel et aux amandes (recette médiévale)

 

Pour 6 personnes :

 

1 épaule de mouton de 1,5 kg

150 g de miel liquide

100 g de poudre d'amandes

1 grosse cuillerée de gingembre râpé (frais de préférence)

1 bâton de cannelle

1 pointe de safran

1 dizaine de petits oignons

3 cuillerées à soupe d'huile

Sel poivre

 

Coupez votre épaule en morceaux, faites-les revenir dans l'huile très chaude. Faites dorer les petits oignons.

Placez viande et oignons dans un plat allant au four. Versez le miel liquide sur les morceaux de viande: salez, poivrez, saupoudrez de gingembre; ajoutez une pointe de safran; couvrez d'eau, ajoutez le bâton de cannelle et la poudre d'amandes.

Recouvrez votre plat d'une feuille d'aluminium percée au centre d'un petit trou pour permettre l'évaporation du liquide.

Faites cuire à four moyen 2 heures environ.

Servez avec du riz créole, si le liquide ne s'est pas beaucoup évaporé, servez-vous en pour cuire votre riz (ça change des flageolets !)

 

 

Pour le dessert, je vous suggère les "nids de Pâques" que vous trouverez chez tous bons pâtissiers. Comme pour les bûches de Noël, c'est de la génoise et de la crème au beurre parfumée au Cointreau, au chocolat, au café etc...

nid-de-paques.JPG

 

Je vous souhaite d'excellentes fêtes de PÂQUES !

 

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 00:00

link

 

Et bien on va lui dire bonjour au printemps !

 

Attendu impatiemment ! 

Il est vrai que messieurs les nuages gris ne voulaient pas céder leur place. Bien installés, au-dessus de nos têtes, ils se disaient "ils ont des bonnets, les oreilles au chaud, les idées aussi...pourquoi céder notre place au soleil ?!"

Effectivement...dit comme ça ?!

Sauf que nous, malgré les recettes de soupes(si délicieuses soient-elles) on en avait ras la soupière !

 

Alors j'avais envie aujourd'hui de vous parler du sourire du printemps en parlant des premières fleurs !

Mais si, mais si, elles poussent dans le jardin !

Soit, vous avez mal regardé, soit c'est de la mauvaise foi (sic)

Perce-neige et crocus sont les premiers à manifester les signes d'un retour de la nature à la vie.

Prémices d'un renouveau printanier qui s'exprime bientôt à travers primevères, pâquerettes, violettes, pensées, giroflées... primeveres.JPG

 

La pâquerette, que son nom latin Belis perennis voue à une beauté pérenne, est la "fleur de Pâques" c'est le moment où débute sa floraison.

 

Si je vous parle de la pâquerette c'est tout simplement parce qu'elle est la fleur dominante de mon site http://jardins-monasteres.com

 

DJM (2)

 

Pas choisie par hasard mais tout simplement, dans la dévotion populaire, la pâquerette qui fleurit en tous lieux, qui ne se fait pas remarquer mais adoucit le regard dans un vaste champ, était le symbole de la Vierge Marie.

 

Et j'aime l'idée que cette petite fleur toute simple, sans chichis, talonne la rose et le lys.

 

Les peintres du Moyen-Âge s'intéressèrent beaucoup à elle. Jan Bruegel l'Ancien, dit de Velours, l'intégra à ses bouquets.

En Flandre elle est encore surnommée madeliefje ou meizoetje, appelations dérivées de Maghet lieve (Vierge bien-aimée) ou de Maghet suete (Vierge douce)

 

Vous avez les fleurs que l'on peut cuisiner.

Parmi les primevères, vous avez le coucou (mais non pas l'horloge suisse !) avec lequel, dans le Nord, on y fait un vin  pétillant.

 

Moi, je vais simplement vous suggérer (temps de carême !) une petite recette toute simple :

l'omelette aux soucis (je sais, on en a bien assez comme ça !)

 

Jadis, le souci on le faisait sécher et il servait, l'hiver, à parfumer les ragoûts et les potages.

 

 

OMELETTE AUX SOUCIS

 

8 oeufs

sel, poivre

pétale de 8 fleurs de soucis

 

Retirer les pétales des fleurs de soucis. Battre énergiquement les oeufs, incorporer les pétales de soucis hachés. Cuire doucement l'omelette.

La lustrer avec du beurre, à l'aide d'un pinceau

 

La servir avec une salade de haricots verts tièdes, au vinaigre d'estragon et huile d'olive.

 

Une cuisine simple et naturelle !

 

 

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 17:45

Pour terminer sur la St Patrick voici une recette de frère Victor-Antoine extraite de son livre " Les bonnes soupes du Monastère" aux Edts de l'Homme.

 

SOUPE DE ST PATRICK AU CHEDDAR

 

Pour 4 à 6 personnes

                                                                                                                                       cheddar. wikipedia

2 poireaux

2 pommes de terre

4 carottes

45 g de beurre ou de margarine                                           

1,5 l de bouillon de légumes ou de viande

1 gousse d'ail hachée

1/4 de c à thé de thym moulu

1/4 de c à thé de sauge moulue

Sel et poivre au goût

0,25 l de lait

140 g de cheddar irlandais Kerrygold (ou de cheddar doux)

 

Nettoyer, peler et hacher les légumes.

Faire fondre le beurre ou la margarine dans une marmite et y faire revenir les légumes pendant 3 minutes en remuant souvent.

Ajouter le bouillon, l'ail, les herbes aromatiques et les assaisonnements.

Porter la soupe à ébullition, couvrir la marmite et laisser mijoter pendant 30 minutes.

Homogénéiser la soupe au mélangeur électrique, puis la remettre dans la marmite.

Ajouter le lait et le cheddar. Réchauffer sans laisser bouillir de nouveau.

 

Servir chaud.

 

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 17:37

Je ne pouvais pas vous laisser sur votre faim...Voici la suite de l'histoire

 

Après de longues années d'évangélisation, Saint Patrick se retire à DOWNPATRICK où il meurt le 17 mars 461 (les irlandais célèbrent d'ailleurs chaque année la fête de la Saint Patrick, date anniversaire de sa mort où les irlandais trinquent à la bière, écoutent de la musique, dansent, et se travestissent aux couleurs de l'Irlande).

 

Il y est enterré aux côtés de Sainte BRIGITTE et de saint COLUMCILLE, tous deux également patrons de l'Irlande. A sa mort  l'Irlande était chrétienne : St Patrick avait assuré la conversion globale du pays.

 

Son rôle a été jugé si déterminant dans la vie religieuse de l'Irlande, que les irlandais lui dédient chaque année une fête nationale, baptisée la fête de la SAINT PATRICK...Au programme, beaucoup de festivités, des parades, des soirées arrosées à la bière irlandaise, et des évènements culturels qui enchantent chaque année les irlandais !

 

Extrait guide-irlande.com

 

 

CELEBRATIONS DE LA SAINT PATRICK

 

La fête de la Saint Patrick est célébrée par les Irlandais du monde entier, expatriés ou descendants des nombreux émigrants, et sa popularité s'étend aujourd'hui vers les non-Irlandais qui participent aux festivités et se réclament "Irlandais pour un jour" (quand il faut boire de la bière...tout prétexte est bon !)

Les célébrations font généralement appel à la couleur verte et à tout ce qui appartient à la culture irlandaise : la fête de Saint Patrick telle que pratiquée aujourd'hui voit les participants, qu'ils soient chrétiens ou pas, porter au moins un vêtement avec du vert, assister à des "parades", consommer des plats et des boissons irlandaises, en particulier des boissons alcoolisées ( bières et stout irlandais, comme la Murphys, Smithwick's, Harp ou Guinness, ou des whiskeys, des cidres irlandais, des Irish coffee).

 

La fête a toujours lieu pendant le Carême. Le 17 mars dans les calendriers chrétiens, la Saint Patrick est déplacée au lundi quand elle tombe un dimanche. Il est de tradition pour certains chrétiens observant un jeûne pour le Carême de le rompre pendant cette journée.

Chaque année, les hommes d'Irlande mettent une feuille de trèfle à la boutonnière pour se souvenir de Saint Patrick.

Bien que souvent utilisé comme symbole, notamment par l'équipe irlandaise de rugby, le trèfle à trois feuilles n'est pas l'emblème officiel du pays : c'est la harpe celtique.

 

A Dublin la parade pur la fête de la Saint Patrick prend la forme d'un festival de cinq jours qui a réuni plus de 550 000 personnes en 2011.

 

A New York

 

C'est la ville de New York qui abrite la plus grande parade pour la Saint Patrick, avec plus de deux millions de spectateurs sur la 5ème Avenue, devant les tours du sanctuaire dédié à Saint Patrick, construit au XIX ème siècle dans le style flamboyant (impressionnantes, entourées de tours de verre).

Les premières manifestations de la Saint Patrick à New York remontent à 1762, quand les soldats irlandais défilèrent dans la ville le 17 mars. Le jour de la Saint Patrick, la colonie irlandaise de San Francisco organise un grand défilé dans les rues. La statue de l'évêque évangélisateur de l'Irlande est ainsi promenée sur un char décoré aux couleurs nationales.

 

Extrait de Wikipédia

 

Le dernier enfant du Président Kennedy et de sa femme Jackie se prénommait Patrick en hommage au passé irlandais du président. Mais il n'a malheureusement pas vécu.

 

Bonne fête de la Saint Patrick à tous !

 

 

 

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 15:29

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Pour les personnes qui lisent régulièrement ce blog, je vous réitère l'histoire de la St Patrick parue en mars 2012. Peut-être est-elle passée inaperçue ?!

Dans le doute ?! Bonne lecture !

 

Bientôt la St Patrick...bien, me direz-vous mais si vous n'en connaissez aucun et que vous ne connaissez pas l'Ecosse (oui, j'ai bien dit l'Ecosse, l'Irlande on verra plus tard !) pourquoi en parler ?

 

Patrick était un prénom donné dans les années 50 (désolée de casser le mythe Patrick Bruel mais c'est un pseudonyme)

 

On a tous connu des Patrick : Patrick Bruel, Patrick Sebastien, Patrick Fiori (plus jeune !), Patrick Juvet, Patrick Chirac ( dans le film Camping qui illustre assez bien ces années là et le milieu social...) Patrick Timsit ...vous pouvez en rajouter beaucoup d'autres.

Et même si les "quinqua" se portent bien...on prend un coup quand-même !

 

Ce qui m'intéresse aujourd'hui c'est de vous parler de l'origine de la Saint Patrick fêtée par les Irlandais.

 

Outre une célébration de la culture irlandaise, la Saint Patrickest à l'origine une fête chrétienne célébrée par l'église catholique, l'Eglise d'Irlande et d'autres communautés chrétiennes.

 

Allez, comme dans "Retour vers le futur", remontons le temps (je n'ai pas trouvé la voiture qui le permet mais on va essayer de s'évader quand même)

 

Saint Patrick, de son vrai nom Maewyn Succat, est né vers l'an 385 en Ecosse, fils d'un centurion romain originaire de Grande Bretagne. Enlevé à l'âge de 16 ans par des pirates, Maewyn est alors vendu comme esclave à un druide dans l'actuelle ULSTER en Irlande. Durant 6 années consécutives, il devient berger pour le compte d'un chef de clan irlandais. A cette époque, il découvre la religion, et devient rapidement un chrétien pratiquant.

 

En 409, il parvient à s'échapper après que Dieu lui ait demandé, dans un de ses rêves, de rejoindre le rivage et de s'embarquer sur un bateau. Il rejoint ainsi les côtes anglaises et prend la décision de devenir prêtre.

 

Quelques années plus tard, il gagne les îles de Lérins, près de Cannes en France ( message personnel : avez-vous goûter les vins du monastère ?) où il se consacre à des études théologiques pendant 2 années.

 

C'est alors que le pape Celestin 1er lui ordonne de retourner en Irlande, dans le but d'évangéliser le pays, de faire face aux druides, et de convertir les irlandais à la religion chrétienne. Fidèle à ses engagements, il accepte sa mission et retourne dès 411 en Irlande.

 

Il rencontre de nombreuses personnalités influentes du pays Irlandais, dont le roi Aengus. Selon les écrits, St Patrick tente alors d'expliquer au roi le concept de trinité (Père, Fils, et St Esprit) en se servant d'un trèfle.

 

La plante trilobée est à son sens une parfaite illustration de la religion chrétienne, illustration qui convainc alors le roi Aengus, et marque le début de sa conversion. ( La métaphore fut si frappante, que l'Irlande décida de faire du trèfle son symbole national, symbole qui perdure encore à ce jour).

 

Cet acte résonne dans toute l'Irlande : l'évangélisation du roi constitue une étape majeure dans le travail de christianisation de St Patrick et la diffusion de la religion chrétienne prend très vite une dimension nouvelle. La légende raconte que c'est à ce moment-là que St Patrickchasse tous les serpents du pays, action qui symbolise la conversion du peuple irlandais à la chrétienté. Rapidement, il est alors ordonné évêque et prend le nom de Patricius ( Patrice ou Patrick en latin).

 

extrait de guide-irlande.com

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